Il me semble l’avoir déjà dit mais je le répète quand même : un contre ou surcontre hors tour peuvent être parfaitement admissibles alors que seront inadmissibles un contre ou un surcontre faits au tour de parole. Il va de soi que, dans les exemples ci-dessous, l’arbitre doit procéder par étapes. La première, en annulant le Contre inadmissible d’Est, dont on sait qu’il ne peut pas être accepté même si le joueur qui suit fait une déclaration auquel cas d'ailleurs sont également annulées les déclarations qui l’ont suivi. La seconde au moment de préciser les pénalités en redonnant le tour de parole au joueur qui l’a sauté :
A/- départ
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Sud |
Ouest |
Nord |
Est |
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1 ª |
- |
2 ª |
3 § |
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3 ¨ |
X |
??? réfléchit – arbitre ! |
X * (inadmissible) |
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4 ¨ |
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B/- arrivée
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Sud |
Ouest |
Nord |
Est |
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1 ª |
- |
2 ª |
3 § |
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3 ¨ |
X |
3 SA |
X |
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- |
- |
- |
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Le contre inadmissible et
l’enchère de 4
¨
ont été annulés sans pénalité et la parole redonnée à Nord qui l’avait sauté.
Tout est redevenu ainsi normal.
Prenons le même exemple
mais avec une séquence différente :
A/- départ et arrivée
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Sud |
Ouest |
Nord |
Est |
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1 ª |
- |
2 ª |
3 § |
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3 ¨ |
X |
??? réfléchit |
X * (inadmissible) |
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Arbitre ! |
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Après explications : |
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Passe obligé |
3 © |
X |
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3 ª |
X* (1) |
3 SA |
X* (2) |
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L’arbitre, qui avait été appelé à une autre table, est à nouveau sollicité. Il explique que les contres (1) et (2) ayant été faits en violation de l’obligation de passer, sont annulés et doivent être remplacés par un passe. On continue : |
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Passe obligé |
3 SA |
Passe obligé |
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Passe |
Passe obligé |
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Ici pleine application de la Loi 26 relative
aux pénalités d’attaque et ensuite, le cas échéant, application de la
Loi 23.
La référence à la Loi 35&B implique tout simplement que l’Adv.G
doit être informé qu’il a le droit de refuser toute pénalité pour le joueur
fautif.
L’arbitre ne doit pas influencer le choix des joueurs et encore moins croire que la majorité des bridgeurs est dépourvue de toute
sportivité.
Il n'a aucun pouvoir de leur imposer une attitude différente.
L' ENSEIGNEMENT à tirer de cette Loi 37 (et de ses corollaires) est que tout joueur soumis à l’obligation de passer, que ce soit pour son prochain ou pour tous ses tours de déclarer, ne peut pas l'enfreindre sous peine d'être soumis à des pénalités supplémentaires :
-
les déclarations qu’il a faites seront d’une part annulées
- des
pénalités supplémentaires pourront être prononcées contre son partenaire qui
serait alors lui aussi privé de parole
- les deux joueurs peuvent en outre être
soumis à des pénalités d’attaque. En effet les situations concernées par la Loi
37 ne sont pas fondamentalement différentes de celles décrites par la
Loi 26
Il me semble opportun de rappeler
- que la nature de
l’attaque ne peut être imposée qu’au partenaire du joueur fautif. Le
fautif lui-même reste libre de ses actions
- qu'une déclaration
inadmissible entérinée par un joueur que la Loi avait privé de tous les tours
de parole n’implique point qu’il puisse récidiver aux tours suivants. Il
doit continuer à passer.
- que l'annulation du
droit de pénaliser annule également les pénalités d'attaque.