PRINCIPES DE DEFENSE

Pour envisager la meilleure défense, il est indispensable de prime abord :
-          de deviner les intentions de l'adversaire, d'analyser les problèmes auxquels il est déjà confronté ou les problèmes qu'on peut lui poser : attaque et contre attaque à l'atout, dans ses couleurs percées, etc.

-          d' être capable, pour ainsi dire, de se mettre à sa place et raisonner comme lui

-          de se persuader qu'une bonne défense ne résulte pas de la multiplicité des conventions que l'on croit devoir adopter. Certaines sont d'utilité douteuse et dangereuse. Le choix de ces conventions doit être limité à celles qui correspondent le mieux à son propre tempérament et qui sont en outre faciles d'emploi et faciles à retenir.

-          de se convaincre que l'efficacité des conventions dépend plus de la manière dont elles sont appliquées que de leur propre qualité.

 

Dit en passant : il vaut mieux jouer BIEN une mauvaise méthode que jouer MAL une bonne .méthode.

 

De plus,  il ne sert à rien de s'embarrasser de conventions qu'on aura l'occasion d'utiliser une fois tous les dix ans. Oubliées entre-temps, elles provoquent souvent de drôles de pataquès.  Dans le jeu de la carte, on peut jouer en pair impair intégral, en 4ème meilleure ou n'importe quelle autre convention à condition  qu'elles restent bien distinctes et sans interférence de l'une dans l'autre.  Un exemple de cette confusion est monnaie courante chez les adeptes du "petit jusqu'au 7 promet un honneur", du "10 ou 9 journalistes", de l' "écho de Smith", du pair impair intégral, du pair impair souple  et que sais-je encore.

 

On ne s'en portera pas plus mal  avec des conventions très simples à l'ancienne (comme la moutarde éponyme) :

-          grosse carte appelle, petite carte refuse

-          à SA, on appelle avec 3 cartes ou plus, on refuse avec deux

-          à l'atout, on appelle avec 3 cartes ou plus, on refuse avec deux

-          on ne signale pas un doubleton avec une Dame seconde (sur l'entame du partenaire). Fournir la Dame sur l'As ou Roi du partenaire implique qu'elle est  accompagnée du Valet ou sèche.

 

Les inventeurs de la poudre de perlimpinpin ne manquent pas au Bridge. On les entend dire que le Bridge a évolué et que les bons joueurs d'antan ne valent pas ceux d'aujourd'hui. Il suffit de comparer les résultats obtenus par les joueurs d'antan, pour se rendre compte de l'insuffisance de certains joueurs des temps actuels. De temps à autre, un joueur obtient tel titre de champion et puis il disparaît pour toujours. Ce qui confirme qu'au Bridge une hirondelle n'a jamais fait le printemps.  Sans tomber dans l'excès en insistant sur le fait que beaucoup de conventions modernes sont dangereuses (pour en citer une, bien qu'elle n'ait rien à voir dans ce chapitre, le Texas modulé ), et pour céder à la vogue des appels à l'italienne, (que moi je ne joue qu'un face d'un partenaire en connaissant bien les inférences), je leur consacre un chapitre assez succinct. La complexité du sujet en rend l'assimilation assez difficile. 
 

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